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Depuis 2001, où ces premiers résultats très encourageants ont été obtenus,
deux obstacles
se sont opposés à nos projets : d'une part, la maîtrise des conditions extérieures, jusqu'ici adoptées, a été
perdue, notamment par l'invasion constante des blocs de culture par des fourmis déambulantes apparemment très friandes
de champignon, et, d'autre part, la qualité mycogène du substrat ne s'est pas reproduite.
Le programme devait se dérouler en 3 étapes :
1° culture continue du mycelium sur milieu gélosé nutritif en conditions stériles (tubes pyrex capuchonnés par coton cardé);
nous avons choisi un classique, le P.d.a. (potato dextrose agar).
2° culture en boîte de Pétri sur grain de maïs stérilisé : poursuivie 2 à 3 semaines, elle procure des "galettes" inoculum
pour l'ensemencement du substrat.
3° culture sur substrat :
le choix s'est porté sur
a) des sources ligneuses
b) des sources cellulosiques
La mise en valeur des déchets locaux nous a suggéré d'essayer la sciure de bois. La scierie de Kourou (route de Degrad
Saramaca) en produit des masses inépuisables. De même le club hippique rejette la litière des stalles (sciure cette fois enrichie
de crottin et d'urine. Utilisé tel quel ou pasteurisé, ce substrat ne nous a jamais donné de résultat positif (sauf pour des
tout premiers essais de 2001, ce qui nous a induit en faux espoirs). Nous supposons que la forte teneur de ces sciures en
tanin serait
défavorable à la culture du Pleurote (couramment cultivé en Europe sur copeaux et sciure de bois blanc).
La technique de culture, elle-même, a été déduite des premiers schémas : le substrat, recouvrant une galette inoculum,
est placé et compressé en boites de carton-alu reconstituées (briques de jus de fruit ou de lait) avec un fond et un
couvercle. Les boites sont refermées mais conservées à l'air libre et non exposées au soleil. L'ensachage
en sachets de plastique, efficace pour contrôler l' invasion de fourmis, s'oppose à la croissance du mycelium et a donc été
abandonné, de même que le rangement en
coffrets étanches. Nous en avons conclu que l'aération des blocs de culture est indispensable.
Le compactage de l'ensemble substrat-inoculum est lui aussi important : le nouveau système des "piles" de boites de culture
assure cette fonction, la boite supérieure remplie de sable exerçant une pression satisfaisante. Les "champignons"
émergent le long de la pile (photo n°3). La production est assurée ainsi mais faible : le substrat ne joue pas un rôle
nutritif, (la source est uniquement la galette inoculum) mais simplement un rôle de déclencheur.
Un nouveau substrat, découvert depuis peu et utilisé dans les piles décrites, se transforme en une durée de 3 à 4 semaines en une
"brique de champignon" (photo n°4) qu'il suffit de placer en conditions optimales et suffisamment approvisionnées en eau pour
produire d'abondants
carpophores (voir photo n°2). L'irrigation des boites de cultures fait l'objet des études actuelles.
En résumé, il faut envisager non plus trois mais quatre étapes dans le programme de culture, la quatrième basée sur
l'utilisation
des "briques de champignon".
Nous avons pu mettre au point un "kit" de production de champignons pleurotes, dont nous joignons ci-après la notice
Kourou, le 10 août 2005
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